Qui sommes nous ?

Une équipe ...

  • Saison 2016-2017 :

Damien Silvestre-Pottin, natif du Villard de Lans, skieur confirmé (chamois de bronze), titulaire du certificat de compétence technique CNPC skiman, spécialiste de l'étude des sociétés de montagne.

 

Tony Prevost, natif de l'Ardèche, skieur confirmé, adepte du free style et du boarder cross, préparation du certificat de compétence technique CNPC skiman.

 

Eva, native du Villard de Lans, skieuse et snowboardeuse confirmée, mascotte officielle d'Evasion 2000, adore faire plaisir aux enfants, dévore la neige tout schuss.

 

Evasnow4

Une boutique ...

          Etabli depuis 1979 dans la galerie commerciale des immeubles des Alloubiers, notre local de quatorze mètres carré n'a pas toujours été consacré à la location de matériel de sport d'hiver. Avant d'être Evasion 2000, nos locaux abritèrent initialement, en 1973, le syndicat d'initiative de la station. Idéalement placé au pied de la tour du Balcon sur le passage de l'hôtel Galaxie, lumineuse et transparente du fait de ces façades entièrement vitrées, l'espace, trop étroit pour accueillir du public est alors revendu et devint "Bosles Photo", siège hivernal de Maurice Bosles, photographe renommé du Villard de Lans. Mais, quelques années plus tard, l'espace est à nouveau jugé trop petit pour son activité, le local est revendu et devient alors Evasion 2000.

          Malgré cet espace restreint, en 1979, la location de skis de fonds et de pistes démarre enfin. Cette activité fut notamment portée par M. Chantereau, "Michel", qui dès 1983 en fut le gérant, et ce jusqu'à sa retraite en janvier 2014.

          Tout en s'adaptant aux différentes modes et aux évolutions de la fréquentation de la station, la boutique a depuis su conserver et développer son activité et son savoir faire traditionel montagnard.

          Indépendant de toute franchise, nous n'avons que le souci de satisfaire notre clientèle.

... au pied de la Côte 2000 ... Mais c'est quoi la Côte 2000 ?

Si vous posez la question à un moniteur de l'ESF, un commerçant, un responsable de la station ou un élu, il est peu probable qu'il vous éclaire sur ce toponyme de "Côte 2000".

S'il le sait, ... c'est qu'il nous a rencontré antérieurement ...

Voici donc condensé ci-dessous l'histoire de ces étendues sur lesquelles vous envisagez de glisser. Et oui, ... même des pistes de skis ont une histoire bien plus ancienne et différente qu'on ne l'imagine !

          A la fin du XIXème siècle, le vallon de la Fauge, le prez des prezs et la roche des Jaux vivent au rythme d'une activité agricole et pastorale intense. Ainsi, depuis un millénaire, personne n'aurait imaginé que la quiétude de ces lieux serait troublée par le rugissement des canons et des fusils.

          A la suite de la défaite de 1870, l'état major constata la nécessité de refondre un appareillage militaire vieillissant et d'opérer une spécialisation de certaines troupes à l'image des italiens qui, depuis 1872, avaient mis sur pied une troupe spécialement entraînée pour les théâtres de combats alpins. Reprenant l'idée d'une troupe de montagne, l'état major français s'investit dans la constitution expérimentale de bataillons de chasseurs alpins. Sous l'impulsion du commandant Arvers du 12ème bataillon, une loi fut votée le 24 décembre 1888, institutionnalisant la création de douze bataillons de chasseurs alpins et de douze batteries d'artillerie alpine.

          En parallèle, des terrains d'exercices furent établis en montagne, en accords avec les communes locales. Le vallon de la Fauge, à proximité de Grenoble, lieu encaissé et isolé, présentant un relief d'exercice intéressant répondait aux attentes des garnisons alpines locales et le champ de tir naquit en 1888.

          Dans les premiers temps, l'utilisation du vallon fut peu encadrée par les autorités, le terrain servant essentiellement pour des exercices mineurs. C'est à partir de 1898 avec la première convention d'utilisation passée entre le conseil municipal du Villard de Lans et les autorités de la région militaire que l'utilisation s'intensifia. Progressivement, plusieurs périodes de manoeuvres furent définies, n'excédants pas 15 jours elles se départagaient essentiellement au printemps afin de ne pas gêner les travaux des champs. Les exercices comprenaient plusieurs régiments d'infanterie et d'artillerie, un roulement s'effectuait entre les différentes armes et plusieurs batteries pouvaient se succéder comme le prévoit un ordre du lieutenant colonel Fournier en date du 13 mai 1904, informant la municipalité du cantonnement de 8 batteries alpines du 1er juin au 13 juin et du 13 juin au 15 juin pour six autres.

          Le 2 juin 1912, un nouveau type de convention est passé, inaugurant une nouvelle période d'exercice : l'hiver. "Depuis cinq ans l'artillerie de montagne vient chaque hiver séjourner au Villard de Lans pendant huit jours et exécuter quatre tirs dans les terrains de la Fauge" Hormis les tirs, l'apprentissage du ski se développa rapidement et provoqua une vague d'engouement locale, en particulier portée par M. Duhamel et M. Jourdan, ce dernier natif du pays, notable locale et premier skieur du Villard de Lans.

          Le 28 janvier 1912, la commune du Villard de Lans, en partenariat avec M. Duhamel, messieurs Jourdan et les autorités militaires organisa le concours régional de ski.

          Le début d'une grande aventure.

          Mais revenons à notre champ de tirs.

          Fantassins et artilleurs s'exerçaient au tir sur des cibles fixes (des draps fixés sur des cadres), mais s'exerçaient également à des manoeuvres de déplacements avec armes et bagages sur le pourtour du vallon et jusqu'au sommet de la roche des Jaux.

          Car ce terrain d'exercice avait ces limites, les différentes conventions, passées entre 1898 et 1937, n'ont guère modifé le périmètre originel englobant l'ensemble du vallon de la Fauge, mais également la roche des Jaux jusqu'au Prez des prezs, la crête des Bouveyrons, les Platres, Roybonnet, le Cornafion, les Rancs de la Sciaz jusqu'au Clot de l'Achard. Lors des séances de tirs, l'accès au vallon était bouclé par des "vedettes" qui gardaient les principaux accès.

          A la suite de la première guerre mondiale, une modernisation des troupes alpines s'engage, et l'utilisation d'une artillerie plus performante dans le vallon nécessita la création de postes d'observations, tous reliés par une ligne télégraphique. Ces "bunkers" pourvus de boucliers en métal se déployaient autour du vallon, un de ceux ci fut construit au prez des prezs, à proximité de l'actuel jardin d'enfant. On y calculait et orientait les tirs. C'est à ce moment précis que la roche des jaux fut débaptisée par les militaires. L'habitude étant plus aux cotations militaires, les artilleurs positionnés avec des pièces de 80 mm tiraient donc en direction de la "cote 2000". Les différents reliefs furent ainsi renommés "militairement". Progressivement, le toponyme de Cote 2000 rentra dans les us et coutumes du pays et les habitants gardèrent cet usage jusqu'en 1952 ou la station de la "cote 2000" fut créée à proximité de l'ancienne piste de bobsleigh installé dans la combe des Pouteils.

          Il existe encore de nombreux vestiges de cette activité militaire, si vous êtes attentifs, vous apercevrez les ruines des postes d'observations, l'été, ne vous alarmez pas en trouvant des éclats d'obus ou des débris de matériel, ils sont désamorçés. En outre, le refuge de la Fauge fut construit par les militaires en 1937. Incendié par les troupes italiennes en 1943, il ne reste que la partie habitation. Le "pont de l'amour", de son vrai nom "passerelle de la Fauge" fut construite en 1896 par le Génie afin de permettre de traverser à pied sec le torrent de la Fauge. Dans les vieilles granges des alentours, nombreuses sont les inscriptions laissées par ces alpins, souvenir de leur passage.

×